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01/03/2010

Assemblée générale du Comité du Souvenir.

Ce samedi 27 février 2010, la salle du conseil communal de Fosses-la-Ville a servi de cadre pour l’A.G. du comité du Souvenir de Le Roux en présence de Mr Benoît Spineux, bourgmestre, des échevins Gérard Sarto de Fosses-la-Ville et de Daniel Bancu d’Aiseau-Presles, de Mr Achille Permentier, Président provincial de la FNC, de Mr le doyen Vincent Favart, MM Philippe Leclercq, Président de l'Etat-Major St-Feuillen et Jean Romain, Président du Cercle d'Histoire, entourés d’une vingtaine de sympathisants.

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Avant que ne débute les travaux, une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes du déraillement de trains de Buizigem qui a fait 19 victimes et près de 200 blessés dont certains dans un état très grave.

Après les traditionnelles paroles de bienvenues, le président Christian Chabot a donné lecture du rapport moral 2009 et les projets fixés pour 2010 qui devraient encore marquer la vitalité du comité avec notamment une exposition « Le Triangle rouge ». Elle sera présentée en la salle l’Orbey du 4 au 13 juin prochains dans le cadre du 65ème anniversaire de la fin de la seconde guerre mondiale.

 

A.G. 27_02_2010 002.jpgLa secrétaire Huguette Patris a fait un large résumé des activités de l’association en 2009 en épinglant plus particulièrement trois grandes actions : l’exposition « Août 1914 dans le canton de Fosses », le 95ème anniversaire de la bataille de la Sambre et le ravivage de la Flamme au Soldat inconnu à Bruxelles par les enfants des entités d’Aiseau-Presles, de Fosses-la-Ville et de Mettet. Notre drapeau quant à lui est sorti une quinzaine de fois sur l’entité et hors frontières.

 

Pour des raisons de timbre vocal, le trésorier Luc Charles a passé la parole à Isabelle Ménacorde pour présenter le bilan financier qui se clôture pour la seconde année par un déficit.

 

Pour clore les travaux de cette A.G., le président remettait le diplôme de reconnaissance et la médaille du Souvenir à Mr Arthur Berger (90 ans), prisonnier de guerre 40-45 et toujours porte-drapeau de la section de Vitrival, pour son action et son dévouement dont il a fait preuve pendant de nombreuses années.A.G. 27_02_2010 013.jpg

 

Avant de servir le vin d’honneur, un dépôt de fleurs a eu lieu au pied de la plaque commémorative située dans le hall d’honneur de l’hôtel de ville suivi des sonneries et de la Brabançonne.

 

En conclusion de cette réunion annuelle, on ne peut qu’exprimer sa satisfaction pour la qualité des travaux, dont le dynamisme de ses membres en particulier a toujours été de vouloir innover dans celui du Devoir de la Mémoire  qui devient crucial avec la disparition des anciens. Il est aussi souligné le travail effectué par ce comité au sein des établissements scolaires fossois, notamment en 2009, avec un dossier pédagogique finalisé par Fernand Galais, ancien instituteur, et l’organisation de la visite à Bruxelles dans le cadre d’une démarche citoyenne sur le tombeau du Soldat inconnu.

 

Appel à cotisation.

Cette A.G. a permis également aux membres présents de renouveler leur carte de cotisation. En effet, les adhérents sont une des forces de l’association. Pour poursuivre ses activités et atteindre les objectifs que le comité du Souvenir s'est fixé pour 2010, les cotisations constituent une des principales sources de recettes et rien ne serait possible sans cette forme de financement.

 

Le montant de cette cotisation est fixée à cinq euros minimum mais les dons supérieurs sont toujours les bienvenus.

 

Ne remettez donc pas à demain votre adhésion au comité du Souvenir de Le Roux (B) sur le compte IBAN n° BE13 0682 0252 7539 (Banque Dexia Belgique - BIC : GKCCBEBB). Nous vous en remercions d’avance.

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17/02/2010

Promenade sous la neige au cimetière militaire français de la Belle-Motte.

Au gré d’une balade, un clin d’œil photographique de Dominique Jacquemart.

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Au travers de ses prises de vues, on y voit que blancheur dans un règne de silence où seul le sifflement de quelques rares oiseaux rompt le silence.

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La neige rend encore plus égalitaire et pures ces rangées de croix de nos poilus tombés pour notre Liberté un mois d’août 1914.

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Ambiance sereine et surprenante sous cette couverture blanche.

Belle symbolique.

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Merci à l’auteur pour ce reportage.

 

10:11 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (1)

01/02/2010

Un week-end de 4 jours à Guingamp.

Plomée 2.jpgGuingamp est la ville-clé de la Basse-Bretagne. Riche d'un passé historique, le centre ville offre à ses visiteurs cinq siècles d'architecture avec son château de Pierre II et ses remparts, sa Basilique Notre-Dame de Bon Secours, sanctuaire de la Vierge Noire et sa place du Centre avec sa célèbre "Plomée" fontaine élevée au 15ème siècle.

 

Mais Guingamp est également connu dans le monde entier pour son équipe de football, « en avant Guingamp ».

 

Guingamp, c'est aussi une cité vivante, avec ses jolies boutiques et ses animations qui attirent les foules en été. Située au carrefour des routes vers l'Armor (la mer) et l'Argoat (les bois), Guingamp vaut ce petit détour par la Bretagne.Vieilles maisons.jpg

 

Le trait d’union entre Le Roux et Guingamp, c’est la Sambre. La Sambre d’Août 1914 où s’illustra le 48ème Régiment d’Infanterie de Guingamp. Depuis près de 25 ans, des liens très étroits unissent les deux villes. Chaque année les Bretons sont de retour en Belgique au mois d’août et depuis 2007, le Comité du Souvenir de Le Roux est fidèle à l’invitation qui lui est faite par ses nombreux amis guingampais de venir passer chez eux, un week-end de mémoire, de culture, de tourisme et de découvertes chaleureuses.

 

Vierges noire.jpgCette année, le Comité du Souvenir de Le Roux invite au voyage, du 23 au 26 juillet 2010, tous ceux et toutes celles qui ont envie d’apprécier ce coin de Bretagne.

Découvrez ce voyage organisé en car et les modalités d’inscription en cliquant sur les liens suivants :

 

1.- le folder d’invitation (2 pages) avec possibilité d’une formule d’échelonnement des frais : Folder voyage GUINGAMP 2010.pdf

2.- le programme complet des réceptions et de visites avec le retour par Saint-Malo : Guingamp_Programme 2010.pdf

 

Au plaisir de vous compter parmi nous dans ce circuit breton.

18/01/2010

FALISOLLE : Les dernières baricades.

Falisolle compte 3.252 habitants en 1914. Les 21,22 et 23 août 1914, ce village est en quelque sorte placé à cheval sur l’extrême gauche du 10ème Corps d’armée français et à l’extrême droite du 3ème C.A.

 

Le vendredi 21 août 1914, les rares habitants restés chez eux entendent la bataille qui gronde dans la direction de Roselies-Aiseau ; ce secteur est confié à la 5ème Division du Général Verrier. Le soir même, quelques soldats du 74ème R.I. normand de Rouen affluent dans la localité. Ils se sont battus comme des héros, mais doivent plier devant le Xème Corps allemand. Durant la nuit, une contre-offensive provoque de fortes pertes et rend Aiseau aux Français, mais hélas, elle échoue sur Roselies.

 

Durant cette même journée du vendredi, les Bretons de la 19ème Division sont plus chanceux. Ils défendent le secteur de Tamines et peuvent contenir l’ennemi. Dès l’aube du samedi 22, la bataille reprend sur le Tienne d’Hamion. L’ardeur du 136ème R.I. de Saint-Lô est arrêtée par la vague envahissante des soldats hanovriens des 76ème et 77ème. Les Français ne sont pas appuyés par l’artillerie et un épais brouillard les oblige à reculer petit à petit. Ils se défendent avec énergie en remontant vers la place de Falisolle et n’abandonnent le terrain à l’ennemi que vers 14 heures. Les pertes de part et d’autre sont élevées.

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La maison de commerce Scohier-Marmignon fut incendiée par les Allemands en août 1914.

© FHCRS.

 

 

Faut-il y voir la cause des terribles représailles dont fut victime le village ?

 

Dès l’entrée des troupes du 77ème dans Falisolle, c’est le pillage systématique et complet des habitations et 31 maisons sont détruites par l’incendie. Quelques villageois sont emmenés sans aucune explication, sans aucune forme de procès, sous l’éternel prétexte dont on ne fournit aucune preuve, que des « civils avaient tiré ». 14 habitants y perdent la vie sous les balles et les baïonnettes allemandes.

 

Léon Demanet et Alfred Jonet sont tués à bout portant dans le village même. Treize autres, parmi lesquels le bourgmestre, sont conduits vers la place de Tamines pour y être fusillés. Quatre d’entre eux échappent à la mort en s’enfuyant : Louis Delvigne est tué sur le territoire de Le Roux, François Terwagne et Louis Steinier, à Ermeton-sur-Biert. 

 

Les auteurs de ces crimes n’ont pu être identifiés de façon précise mais il est à supposer qu’ils appartenaient aux mêmes unités que celles qui opéraient au même moment à Tamines.

 

L’abbé Joseph Sohier, curé de Falisolle de 1897 à 1932, a consigné dans un rapport succinct et clair, la trame de ces événements tragiques. Il nous raconte :

 

«Le 21 août, le premier jour de la bataille, la généralité des habitants de Falisolle, apeurée par le défilé des fuyards venant de Tamines, Auvelais et Arsimont, s'en vont également.  Une partie de la population se dirigea vers la France par Chimay. Quelques-uns uns obliquèrent dans la direction de Givet. Louis Delvigne, 23 ans, fut tué entre Le Roux et Sart-Eustache.  Deux autres, François Terwagne ; 53 ans, et son neveu Louis Steinier, 16 ans, trouvèrent la mort en fuyant dans les environs d'Ermeton-sur-Biert.

 

Le vendredi après-midi, l'infanterie française (7ème compagnie du 2ème bataillon du 70ème R.I.) qui était descendue sur la Sambre, menacée de flanc par une colonne allemande, est obligée de se retirer sur Falisolle. Les Allemands qui essaient de monter le Tienne d'Hamion y tombent sous les balles des fusils et des mitrailleuses.

 

Le samedi dès 2 heures du matin, l'engagement reprend. Les fantassins français, notamment le 1er bataillon du 13ème et le 2ème bataillon du 47ème, se précipitent en avant avec une ardeur fébrile.  Ils refoulent sans peine les postes avancés allemands, et, exaltés par leur succès, se hâtent davantage encore, mais viennent alors se buter contre des points d'appui plus solidement tenus; la précipitation de l'attaque et la brume du matin, n'ont pas permis à l'artillerie de prendre ses mesures pour intervenir efficacement. Dans le jardin des écoles libres, des batteries d'obusiers et des mitrailleuses tirent dans la direction Hamion. Dans le centre du village, la place est barricadée.  Il y a juste quatre rangs de mitrailleurs superposés. Les pertes des deux côtés sont assez importantes.  On estime les morts français à 225 appartenant aux 47ème, 70ème, 71ème, et 136ème d'infanterie.

 

Du côté allemand, les chiffres sont aussi très élevés, quoiqu'il soit difficile de préciser, car on croit généralement que les Allemands brûlèrent un grand nombre de leurs cadavres.  Toutefois est-il que la tombe du charbonnage renfermait 59 Falisolle Le Gay.jpgofficiers et soldats du 77ème hanovrien, celle d'Hamion en contenait une quarantaine des 76ème et 77ème. Quelques-uns reposaient au Gay. Après une admirable résistance, les derniers soldats quittent le village vers 14 heures.

Falisolle, le hameau du Gay.

  

Les premiers allemands qui arrivent de la commune, vers 16 heures, sont brancardiers. Ils sont conduits par un caporal et se montrent grossiers et sauvages, mais poltrons.

Cette avant-garde est bientôt suivie par le 77ème, dit régime Elisabeth. Ces soldats pillent préalablement cinq magasins et en brûlent ensuite trois autres. Il y eut en tous vingt-neuf maisons incendiées, toutes, sauf deux, situées aux confins de la commune; cinq à Hamion, huit sur la route d'Auvelais, neuf sur la route de Ligny à Denée, quatre au chemin d'Harzée, un au Gay et deux dans le centre. On pense que les deux dernières ont été incendiées par les Allemands pour brûler leurs cadavres.

 

Dès le samedi matin, Léon Demanet (42 ans), pharmacien, fut tué sur le seuil de sa maison.  Caché dans sa cave avec sa femme et ses enfants, il était remonté seul sur les sommations réitérées des soldats. De la cave, on entendit le coup de feu qui l'étendit mort. On croit généralement qu'il fut victime d'une dénonciation de la part d'un individu d'origine allemande, pour avoir donnés des soins à des blessés français.

 

Falisolle : la place et l’église.Falisolle la Place et l'église.jpg 

  

Le samedi après-midi, vers 16 heures, la bataille terminée, Alfred Jonet (40 ans) traverse la place de l'église pour porter secours à un soldat blessé, lorsque passe une auto allemande.  Un officier en descend et tue Jonet, presque à bout portant.

 

Vers la même heure, une escouade de soldats du 77ème vient prendre le bourgmestre, M. Ernest Evrard, et neuf de ses voisins pour les conduire sur la place de Tamines; trois autres habitants de Falisolle, rencontrés en cours de route, leur sont adjoints. Voici leurs noms: le bourgmestre précité, Oscar Dessy, père, Emile Bruyère, Jules Foulon, Antoine Cavalier, Jules Liblan, Edmond Bierlaire, Edouard Bonet, Alidor Evrard, Joseph Legrain, Aimé Liblan, Joseph Gérard et Oscar Dessy, fils. A l'exception des quatre derniers qui en sortirent indemnes, tous les autres furent tués dans la fusillade.

 

On se perd en conjectures sur le mobile qui a déterminé ces arrestations. On suppose que l'ennemi a voulu atteindre le bourgmestre, coupable à leurs yeux d'avoir obligé un sujet d'origine allemande à se présenter chaque jour à la gendarmerie de Tamines.

 

Dès le samedi soir, de nombreux blessés sont apportés à Falisolle et soignés à l'ambulance établie aux écoles libres, que desservait le docteur Dangoisse de Tamines. Le dimanche matin, on vient m'annoncer que des soldats français gisent sans secours près de la chapelle Sainte-Anne.

 

Je m'y rends aussitôt et, en effet, autour de cette chapelle, c'est un spectacle lamentable. Parmi les cadavres, je trouve celui de l'abbé Degouay, du diocèse de Bayeux. Un peu plus loin, dans un champ d'avoine, se sont réunis un certain nombre de blessés; d'autres ont déjà été recueillis dans les maisons voisines. Dans l'une d'elle je rencontre l'abbé Lerouzic, du diocèse de Vannes. Ce fut dès lors une grande difficulté, non seulement pour le transport des blessés, mais aussi pour leur ravitaillement.

 

Pendant trois semaines environ, 144 blessés français séjournèrent à l'ambulance de Falisolle; vingt-deux y moururent et furent enterrés dans le jardin de la maison vicariale.»

 

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Une des artères de Falisolle porte le nom de la ville normande de Saint-Lô en reconnaissance de son régiment, le 136ème R.I. qui résista vaillamment.

 

Sources bibliographiques :

1.   Document pour servir à l’Histoire « L’Invasion Allemande » dans les provinces de Namur et de Luxembourg. Par le Chanoine J. Schmitz et Dom N. Nieuwland. Troisième partie. Libraire Nationale d’Art et d’Histoire. Bruxelles et Paris. 1920.

2.   Page 146-147 du « Rapports et Documents d’Enquêtes » – Premier Volume Tome I de la Commission d’enquête sur les violations des règles du droit des gens, des lois et des coutumes de la guerre. 1923.

3.  Le Fonds d'Histoire et de Culture Régionnales de Sambreville (Nathalie Arnould). 

04/01/2010

Statistiques 2009

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Vous êtes 170 abonnés à la Newletter.

En 2009, le site a comptabilisé 6.475 visiteurs

et 39.591 pages ont été vues.

 

Le 8 mai 2009, nous avons enregistré le record de visites avec 386 visiteurs.

 

Les 7 mai et 11 novembre, deux records égaux de 586 pages ont été ouvertes.

 

Merci de votre fidélité

et surtout ne manquez pas de faire connaître notre bloc.

 

31/12/2009

Meilleurs voeux !

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Voici la nouvelle année, comme un chemin qui se dévoile.

Que sur la route de vos projets, le soleil se mêle aux étoiles

Pour que 2010 vous soit chaleureux de bonheur, de joie de vivre et de santé

Dans la Paix, la fraternité et la liberté !

 

L’équipe du Comité du Souvenir de Le Roux (B)