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28/01/2011

Nouveau site internet

Chers visiteurs,

 

Le comité du Souvenir abandonne son blog et vous invite à le rejoindre sur un tout nouveau « double » site internet à découvrir à l’adresse :

http://comitedusouvenirdeleroux.be/

site com souv.jpg

 

Un tout nouveau « moule » fait son apparition !

 

La maison du « Souvenir » est présentée sur une planche d’écriture aux belles couleurs d’époque, une facilité de navigation, une arborescence et des informations claires, pratiques et complètes avec une page d’accueil en musique (n’oubliez pas de mettre le son).

 

Double site. En effet, dans le cadre du transfert à Le Roux du monument du Sous-lieutenant Georges Cotelle, on a accès d’un simple clique sur « Mémorial du 25ème R.I. » à un site réservé aux combats de la Sambre et à la recherche des 650 petits cherbourgeois tués en août 1914 dans l’Entre-Sambre-et-Meuse.

site com souv 25.jpg
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27/10/2010

Sentiers de Mémoire

 Une évocation de la vie avant, pendant et après les guerres

qui ont assobri notre région et notre histoire...

Cette création au Théâtre d'Auvelais comprend

des textes, des danses classiques et contemporaines, du chant...

Sentier et Mémoire à Sambreville.jpg

 

 

 

18/01/2010

FALISOLLE : Les dernières baricades.

Falisolle compte 3.252 habitants en 1914. Les 21,22 et 23 août 1914, ce village est en quelque sorte placé à cheval sur l’extrême gauche du 10ème Corps d’armée français et à l’extrême droite du 3ème C.A.

 

Le vendredi 21 août 1914, les rares habitants restés chez eux entendent la bataille qui gronde dans la direction de Roselies-Aiseau ; ce secteur est confié à la 5ème Division du Général Verrier. Le soir même, quelques soldats du 74ème R.I. normand de Rouen affluent dans la localité. Ils se sont battus comme des héros, mais doivent plier devant le Xème Corps allemand. Durant la nuit, une contre-offensive provoque de fortes pertes et rend Aiseau aux Français, mais hélas, elle échoue sur Roselies.

 

Durant cette même journée du vendredi, les Bretons de la 19ème Division sont plus chanceux. Ils défendent le secteur de Tamines et peuvent contenir l’ennemi. Dès l’aube du samedi 22, la bataille reprend sur le Tienne d’Hamion. L’ardeur du 136ème R.I. de Saint-Lô est arrêtée par la vague envahissante des soldats hanovriens des 76ème et 77ème. Les Français ne sont pas appuyés par l’artillerie et un épais brouillard les oblige à reculer petit à petit. Ils se défendent avec énergie en remontant vers la place de Falisolle et n’abandonnent le terrain à l’ennemi que vers 14 heures. Les pertes de part et d’autre sont élevées.

img034.jpg

La maison de commerce Scohier-Marmignon fut incendiée par les Allemands en août 1914.

© FHCRS.

 

 

Faut-il y voir la cause des terribles représailles dont fut victime le village ?

 

Dès l’entrée des troupes du 77ème dans Falisolle, c’est le pillage systématique et complet des habitations et 31 maisons sont détruites par l’incendie. Quelques villageois sont emmenés sans aucune explication, sans aucune forme de procès, sous l’éternel prétexte dont on ne fournit aucune preuve, que des « civils avaient tiré ». 14 habitants y perdent la vie sous les balles et les baïonnettes allemandes.

 

Léon Demanet et Alfred Jonet sont tués à bout portant dans le village même. Treize autres, parmi lesquels le bourgmestre, sont conduits vers la place de Tamines pour y être fusillés. Quatre d’entre eux échappent à la mort en s’enfuyant : Louis Delvigne est tué sur le territoire de Le Roux, François Terwagne et Louis Steinier, à Ermeton-sur-Biert. 

 

Les auteurs de ces crimes n’ont pu être identifiés de façon précise mais il est à supposer qu’ils appartenaient aux mêmes unités que celles qui opéraient au même moment à Tamines.

 

L’abbé Joseph Sohier, curé de Falisolle de 1897 à 1932, a consigné dans un rapport succinct et clair, la trame de ces événements tragiques. Il nous raconte :

 

«Le 21 août, le premier jour de la bataille, la généralité des habitants de Falisolle, apeurée par le défilé des fuyards venant de Tamines, Auvelais et Arsimont, s'en vont également.  Une partie de la population se dirigea vers la France par Chimay. Quelques-uns uns obliquèrent dans la direction de Givet. Louis Delvigne, 23 ans, fut tué entre Le Roux et Sart-Eustache.  Deux autres, François Terwagne ; 53 ans, et son neveu Louis Steinier, 16 ans, trouvèrent la mort en fuyant dans les environs d'Ermeton-sur-Biert.

 

Le vendredi après-midi, l'infanterie française (7ème compagnie du 2ème bataillon du 70ème R.I.) qui était descendue sur la Sambre, menacée de flanc par une colonne allemande, est obligée de se retirer sur Falisolle. Les Allemands qui essaient de monter le Tienne d'Hamion y tombent sous les balles des fusils et des mitrailleuses.

 

Le samedi dès 2 heures du matin, l'engagement reprend. Les fantassins français, notamment le 1er bataillon du 13ème et le 2ème bataillon du 47ème, se précipitent en avant avec une ardeur fébrile.  Ils refoulent sans peine les postes avancés allemands, et, exaltés par leur succès, se hâtent davantage encore, mais viennent alors se buter contre des points d'appui plus solidement tenus; la précipitation de l'attaque et la brume du matin, n'ont pas permis à l'artillerie de prendre ses mesures pour intervenir efficacement. Dans le jardin des écoles libres, des batteries d'obusiers et des mitrailleuses tirent dans la direction Hamion. Dans le centre du village, la place est barricadée.  Il y a juste quatre rangs de mitrailleurs superposés. Les pertes des deux côtés sont assez importantes.  On estime les morts français à 225 appartenant aux 47ème, 70ème, 71ème, et 136ème d'infanterie.

 

Du côté allemand, les chiffres sont aussi très élevés, quoiqu'il soit difficile de préciser, car on croit généralement que les Allemands brûlèrent un grand nombre de leurs cadavres.  Toutefois est-il que la tombe du charbonnage renfermait 59 Falisolle Le Gay.jpgofficiers et soldats du 77ème hanovrien, celle d'Hamion en contenait une quarantaine des 76ème et 77ème. Quelques-uns reposaient au Gay. Après une admirable résistance, les derniers soldats quittent le village vers 14 heures.

Falisolle, le hameau du Gay.

  

Les premiers allemands qui arrivent de la commune, vers 16 heures, sont brancardiers. Ils sont conduits par un caporal et se montrent grossiers et sauvages, mais poltrons.

Cette avant-garde est bientôt suivie par le 77ème, dit régime Elisabeth. Ces soldats pillent préalablement cinq magasins et en brûlent ensuite trois autres. Il y eut en tous vingt-neuf maisons incendiées, toutes, sauf deux, situées aux confins de la commune; cinq à Hamion, huit sur la route d'Auvelais, neuf sur la route de Ligny à Denée, quatre au chemin d'Harzée, un au Gay et deux dans le centre. On pense que les deux dernières ont été incendiées par les Allemands pour brûler leurs cadavres.

 

Dès le samedi matin, Léon Demanet (42 ans), pharmacien, fut tué sur le seuil de sa maison.  Caché dans sa cave avec sa femme et ses enfants, il était remonté seul sur les sommations réitérées des soldats. De la cave, on entendit le coup de feu qui l'étendit mort. On croit généralement qu'il fut victime d'une dénonciation de la part d'un individu d'origine allemande, pour avoir donnés des soins à des blessés français.

 

Falisolle : la place et l’église.Falisolle la Place et l'église.jpg 

  

Le samedi après-midi, vers 16 heures, la bataille terminée, Alfred Jonet (40 ans) traverse la place de l'église pour porter secours à un soldat blessé, lorsque passe une auto allemande.  Un officier en descend et tue Jonet, presque à bout portant.

 

Vers la même heure, une escouade de soldats du 77ème vient prendre le bourgmestre, M. Ernest Evrard, et neuf de ses voisins pour les conduire sur la place de Tamines; trois autres habitants de Falisolle, rencontrés en cours de route, leur sont adjoints. Voici leurs noms: le bourgmestre précité, Oscar Dessy, père, Emile Bruyère, Jules Foulon, Antoine Cavalier, Jules Liblan, Edmond Bierlaire, Edouard Bonet, Alidor Evrard, Joseph Legrain, Aimé Liblan, Joseph Gérard et Oscar Dessy, fils. A l'exception des quatre derniers qui en sortirent indemnes, tous les autres furent tués dans la fusillade.

 

On se perd en conjectures sur le mobile qui a déterminé ces arrestations. On suppose que l'ennemi a voulu atteindre le bourgmestre, coupable à leurs yeux d'avoir obligé un sujet d'origine allemande à se présenter chaque jour à la gendarmerie de Tamines.

 

Dès le samedi soir, de nombreux blessés sont apportés à Falisolle et soignés à l'ambulance établie aux écoles libres, que desservait le docteur Dangoisse de Tamines. Le dimanche matin, on vient m'annoncer que des soldats français gisent sans secours près de la chapelle Sainte-Anne.

 

Je m'y rends aussitôt et, en effet, autour de cette chapelle, c'est un spectacle lamentable. Parmi les cadavres, je trouve celui de l'abbé Degouay, du diocèse de Bayeux. Un peu plus loin, dans un champ d'avoine, se sont réunis un certain nombre de blessés; d'autres ont déjà été recueillis dans les maisons voisines. Dans l'une d'elle je rencontre l'abbé Lerouzic, du diocèse de Vannes. Ce fut dès lors une grande difficulté, non seulement pour le transport des blessés, mais aussi pour leur ravitaillement.

 

Pendant trois semaines environ, 144 blessés français séjournèrent à l'ambulance de Falisolle; vingt-deux y moururent et furent enterrés dans le jardin de la maison vicariale.»

 

Falisolle Rue Saint-Lô.JPG

Une des artères de Falisolle porte le nom de la ville normande de Saint-Lô en reconnaissance de son régiment, le 136ème R.I. qui résista vaillamment.

 

Sources bibliographiques :

1.   Document pour servir à l’Histoire « L’Invasion Allemande » dans les provinces de Namur et de Luxembourg. Par le Chanoine J. Schmitz et Dom N. Nieuwland. Troisième partie. Libraire Nationale d’Art et d’Histoire. Bruxelles et Paris. 1920.

2.   Page 146-147 du « Rapports et Documents d’Enquêtes » – Premier Volume Tome I de la Commission d’enquête sur les violations des règles du droit des gens, des lois et des coutumes de la guerre. 1923.

3.  Le Fonds d'Histoire et de Culture Régionnales de Sambreville (Nathalie Arnould). 

04/09/2009

Visite bretonne au cimetière militaire d’Auvelais.

Dans le cadre des cérémonies qui ont marqué le 95ème anniversaire de la bataille de la Sambre, plusieurs villes bretonnes et normandes avaient répondu à l’invitation du comité du Souvenir de Le Roux.

Par cars complets, c’est plus de 130 pèlerins qui ont rejoints les Chemins de la Mémoire. Ils ont participé au programme festif préparé par le Comité rovelien dans les villages de Roselies, de Le Roux et au cimetière militaire national de la Belle-Motte. 

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Néanmoins, avant de rejoindre leur Bretagne, les deux délégations de Guingamp et de Saint-Malo se sont rendues au pied du phare breton à Auvelais. Ils ont été accompagnés par Daniel Tilmant, Président d’Honneur du Comité du Souvenir. Se sont joints au groupe des Bretons : le Colonel Claude Michel, Délégué-adjoint du Souvenir Français en Belgique, Monsieur Claude Comte-Offenbach, Président des Sociétés Militaires Françaises de Belgique, et Madame Brigitte Leblanc, Présidente de l'Association Fraternelle des Anciens Militaires Français de Liège.

 

Actuellement, l’organisation de commémorations communes de la bataille de la Sambre réunissant ensemble toutes les entités de l’agglomération sambrienne, ne permet pas de rassembler un maximum d’associations sur un même site et de ce fait garantir une qualité et une diversité des cérémonies du Souvenir.

 

Il ne reste qu’à souhaiter que pour 2010 un débat autour de la table réunisse tous les acteurs (Le Roux, Aiseau, Arsimont et Auvelais) dans le but d’organiser conjointement les cérémonies afin de leur donner une dimension plus conséquente.

17/07/2009

Le Sergent-major Joanny DARCHE du 25ème R.I. de Cherbourg.

Sergent Joanny Darché.jpgCe dimanche 12 juillet 2009, le comité du Souvenir de Le Roux et les autorités communales d’Aiseau-Presles représentée par son Bourgmestre Monsieur Marcel Dargent et celles de Fosses-la-Ville représentée par la Première Echevine Madame Anny Batardy, ont accueilli une famille de Cherbourg venue pour la toute première fois sur les chemins de la mémoire se recueillir sur la tombe de son aïeul, le Sergent-major Joanny DARCHE, inhumé au cimetière militaire de la Belle-Motte.

 

Nul doute, que cette visite tressera un maillon supplémentaire de liens d’amitiés et de fraternités entre cette famille et le comité du Souvenir.

 

Le 25ème Régiment d’infanterie.

 

Le 25ème régiment d’infanterie est mobilisé le 2 août 1914 et porté à l'effectif de 53 Officiers et de  3.316 Sous-Officiers, Caporaux et Soldats ; il fait partie du 10ème Corps d’Armée commandé par le Général Defforges. Il quitte sa garnison de Cherbourg le 7 août sous les ordres du Colonel Vérillon et débarque le 8 août à Attigny dans les Ardennes françaises. Immédiatement, il entreprend, par une chaleur accablante, une série de longues et pénibles marches vers la frontière belge qu’il franchit le 17 août.

 Photo ci-dessous : 

La Garde au Drapeau avant de partir pour le front :

               à la 3ème place à partir de la gauche, le Sgt-major Joanny DARCHE et le Lieutenant BIGANT portant l'étendard.

Garde au drapeau 25è RI (sans titre).jpg

 

Depuis le 21 août à 19 h30, les Allemands ont forcé le passage de la Sambre à Roselies et réussissent à mettre un pied dans Aiseau.

 

Durant la journée du 22 août, le 25ème régiment va saisir sa place dans la bataille de la Sambre autour des villages de Roselies, d’Aiseau et de Le Roux. Il occupe le hameau de Menonry à Aiseau et vient en renfort du 74ème R.I. pour récupérer le village de Roselies situé au centre de la boucle de la Sambre entre Farciennes et Tamines. Deux compagnies du 25ème R.I. attaquent plein nord en direction de Tamines pour supporter la contre-attaque allant vers l’ouest sur Roselies. Cette contre-attaque s'est déroulée à partir de 4 h.00 du matin et comprenait :

} les Ier et IIIème Bataillons du 74ème R.I. de Rouen,

} 2 Compagnies du 136ème R.I. de Saint-Lô (stoppées bien vite dans leur mouvement par ordre de la 20ème  Division),

} et par les Ier et IIIème Bataillons du 129ème R.I. du Havre.

 

Hélas sans succès, le 25ème R.I. ne peut aider favorablement les autres unités à déloger la forte organisation des allemands solidement installés et supérieurs en nombre. 

Dès l'aube, un brouillard épais couvre la vallée. La fusillade s'est tue vers Roselies. Les unités du 3ème Corps d’Armée abandonne l’attaque du village. Les éléments du régiment cherbourgeois, dispersés et réduits, sont contraints au repli en direction de Le Roux et de Sart-Eustache.

 

Sous un feu terrible de mitrailleuses et d'artillerie, le dégagement des unités commence tant bien que mal, petits groupes par petits groupes.

 

Pour permettre aux autres unités de se décrocher, il faut protéger la retraite. C’est ainsi que le IIIème Bataillon du 25ème R.I. reçoit pour mission de se cramponner au plateau de la Belle-Motte sur la ligne Le Roux-Presles et d'y tenir coûte que coûte. Les fantassins se mettent donc à creuser en hâte des tranchées. Le Sous-Lieutenant Georges Cotelle, de la 9ème Compagnie, 1ère Section, y installe les siens, mais les mitrailleuses allemandes ne leur laissent pas le temps de s'enfouir bien profondément.

 

Au bivouac du soir du 22 août, un appel sommaire du 25ème R.I. faisait ressortir pour cette première journée de bataille : 20 officiers et de 1.470 hommes hors combat.

 

Malgré ses nombreuses pertes, dès l’après-midi du 23 août et jusqu’au crépuscule, le 25ème R.I. contre-attaque avec âpreté et furie dans les bois d'Oret près de Mettet. 60 hommes sont encore mis hors combat. La retraite générale commence !

 

 

Le Sergent-major Joanny DARCHE.                               

 

Le plus grand courage fut déployé. Les officiers et soldats cherbourgeois luttèrent héroïquement. Tous seraient à citer. 

 

D’après les Archives de la Croix-Rouge de Châtelet, le Sergent-Major DARCHES JOANNES, nom et prénom tels quels inscrits en toutes lettres, est identifié reposant dans une fosse commune d'Aiseau au hameau de Menonry. Néanmoins, ces Archives ne nous rapportent pas de numéro de fosse commune ou individuelle. Il n’y a aucune trace dans les Archives allemandes. Toutefois, son nom est parfaitement orthographié dans les fiches MPF de la Défense française sous DARCHE Joanny.

 

Le Sgt-Major Joanny DarCHE est tué à l’âge de 33 ans le 22 août 1914 alors qu’il faisait partie des quelques éléments rescapés qui remontaient vers la Belle-Motte. Il laisse derrière lui une veuve et un fils orphelin qui naîtra au mois de février 1915.

 

Il faisait partie de la 1ère Compagnie du Capitaine OGIER, Ier Bataillon du Chef de Bataillon O'DIETTE.

 

Sépultures primitives d'Aiseau.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emplacement de la sépulture primitive (marquée d'une flèche rouge) du Sgt-Mjr Joanny DARCHE à Aiseau (Archives Herman Plote de Bligny-sur-Ouche (Côte d'Or).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les premières sépultures.

 

D’après les Archives allemandes, il devait exister une quinzaine de fosses communes et/ou individuelles sur le hameau de Menonry à Aiseau. Malheureusement, dans aucune de celles-ci, les autorités allemandes ne citent de nom. 

 

Suite au décret-loi du 19 août 1917, le Royaume de Belgique décide d’assurer la perpétuité des lieux de sépultures des militaires alliés tués sur son territoire pendant la durée de la guerre. L'armée impériale allemande procède à l'enlèvement des corps des centaines de morts enterrés sur les différents champs de bataille et commence l’aménagement mixte de la nécropole de la Belle-Motte. L’armistice empêchera le rapatriement de tous les corps.

 

Les exhumations au hameau de Menonry reprendront en 1922 du 4 au 21 septembre et du 7 au 19 octobre. D’après les exhumations faites, il est très probable que c’est dans la plus grande des fosses portant le n° 26 et comprenant 340 corps, qu’on retrouva la dépouille mortelle du Sgt-Major Joanny DARCHE. Cette fosse se situait entre la rue de l’Etoile et la rue de Roselies à Aiseau.

 

Sources documentaires :

} Journal des Marches et Opérations du 25ème R.I. ;

} Historique du 25ème R.I. ;

} Fiches « Morts pour la France » SGA Paris ;

} Marcel Houyoux, historien ;

} Cercle d’Histoire du « Vieux Châtelet » ;

} Archives de la Croix Rouge de Châtelet ;

} Archives « Landsturm-Infanterie-Bataillon » Osnabrück.

 

La presse était présente : Cliquez sur le lien : Vers l'Avenir 13.07.09.pdf

 

 

Le reportage photographique du dimanche 12 juillet 2009 :

 

Mme Letourneur-Darche se recueille sur la tombe de son grand-père en compagnie de sa famille et en présence de représentants du comité du Souvenir de Le Roux ainsi que de l'autorité communale d'Aiseau-Presles et de Fosses-la-Ville.

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09/02/2009

EXPOSITION : Août 1914 dans le Canton de Fosses

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Les événements du mois d’août 1914 font à jamais partie de notre conscience collective. Les peines et les douleurs qu’ils recouvrent continuent de nous interpeller 95 ans après…

Sous l’égide du Comité du Souvenir de Le Roux et avec la collaboration de l’Echevinat  de la Culture, du Centre Culturel et du Syndicat d’Initiative, l’exposition qui aura lieu de mars à octobre veut nous faire revivre les journées du mois d’août 1914 dans plus de trente villages des entités de Sambreville, Fosses et Mettet.

Depuis de nombreuses semaines, les historiens et les collectionneurs rassemblent les objets, les photos et les récits les plus significatifs des combats et de leurs héros mais ils veulent aussi évoquer ce que vécurent les civils confrontés aux envahisseurs : pillages, incendies, brutalités, exécutions…; ils relèvent  enfin  le  courage de ceux qui ont sauvé de nombreuses vies  humaines en soignant les blessés ou en osant parlementer avec l’ennemi.

Dès le 21 mars 2009 et jusqu'au 31 octobre 2009, au Musée du Petit Chapitre à Fosses-la-Ville.