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28/01/2011

Nouveau site internet

Chers visiteurs,

 

Le comité du Souvenir abandonne son blog et vous invite à le rejoindre sur un tout nouveau « double » site internet à découvrir à l’adresse :

http://comitedusouvenirdeleroux.be/

site com souv.jpg

 

Un tout nouveau « moule » fait son apparition !

 

La maison du « Souvenir » est présentée sur une planche d’écriture aux belles couleurs d’époque, une facilité de navigation, une arborescence et des informations claires, pratiques et complètes avec une page d’accueil en musique (n’oubliez pas de mettre le son).

 

Double site. En effet, dans le cadre du transfert à Le Roux du monument du Sous-lieutenant Georges Cotelle, on a accès d’un simple clique sur « Mémorial du 25ème R.I. » à un site réservé aux combats de la Sambre et à la recherche des 650 petits cherbourgeois tués en août 1914 dans l’Entre-Sambre-et-Meuse.

site com souv 25.jpg
Si vous souhaitez toujours être informé des « nouvelles » du comité du Souvenir de Le Roux, nous vous invitons à vous inscrire à notre newsletter en complétant les informations. Il vous suffit tout simplement, une fois sur le nouveau site, d’ouvrir l’icône en bas à gauche intitulé « Lettre d’information », d’inscrire vos nom, prénom et votre adresse e-mail.

 

Merci de nous être fidèles.

02/01/2011

Vies tranchées

Grâce à des dossiers médicaux d'époque, aujourd'hui interdits d'accès par l'armée, l'album Vies tranchées expose une quinzaine de cas emblématiques de soldats internés durant la Première Guerre mondiale. Aliénés au sens de la Loi de 1838, inoffensifs, fous dangereux, etc. L'histoire de ces soldats suscite de nombreuses questions éthiques, historiques ou médicales, et mérite d'être ramenée au grand jour.

Vies tranchées.jpg

 

Résumé

 

Emile P. a 37 ans. Ce 3 septembre 1917, il est dans la Somme, dans le secteur de Longueval. Il est redevenu soldat. Pour combattre les allemands. Pourtant, la guerre, il connait ça. Au début du siècle, il était à Pékin et a combattu les boxers en faisant partie du corps expéditionnaires international. Il y a combattu d'ailleurs avec les allemands, ceux contre qui il doit se battre aujourd'hui. 


Planche 02.jpgCe jour là, Emile P. et ses compagnons vont être pris dans un déluge d'obus. Il s'en sort vivant mais le choc lui fait perdre un peu la raison. Emile P. va être évacué vers un endroit plus approprié pour être soigné...

 

Avis de Sceneario.com

 

Vies tranchées est une œuvre forte, passionnante et intéressante. C'est une œuvre poignante, émouvante qui nous conte d'une autre façon la Grande Guerre, l'horreur des tranchées, l'horreur de la guerre et comment elle a détruit beaucoup de personnes. 

Jean-David Morvan, qui s'est déjà intéressé à la Grande Guerre avec Le Cœur des batailles,  aidé de Yann Le  Gal et de Hubert Bieser, qui a commencé une carrière d'infirmier à l'hôpital psychiatrique en 1964, puis a su faire évoluer sa carrière et a obtenu un Certificat d'histoire des pratiques soignantes, sociales et éducatives en santé mentale, vont nous conter l'histoire de ce Emile P. , mais aussi de 14 autres pauvres hères que la guerre aura rendu fou. Le lecteur notera que la folie, la maladie est différente pour chacun d'eux. Mais que, malheureusement, l'incompétence des militaires, de certains médecins ont fait plus de mal que de bien.Planche 6.jpg

Morvan a su donner une ligne de lecture à ce récit. Ceux qui pensent qu'ils allaient lire plusieurs histoires courtes sans lien entre elles se trompent. Les auteurs placent intelligemment les histoires des autres personnes au sein du récit d'Emile P. Par contre, ces récits sont dessinés par divers dessinateurs dont Munuera entre autres.


Planche5.jpgLa lecture de cette œuvre m'a beaucoup marqué, m'a même parfois horrifié quand je vois ce que sont devenus certains protagonistes : je repense à ce patient qui s'est émasculer dans un hôpital dans une scène très dure, très difficile à soutenir. Certains récits sont empreints de tristesse, le lecteur prend pitié de ces pauvres hères que la guerre a transformés. 

 

Les dessins sont de styles différents, chacun y amène sa propre personnalité, sa propre vision de la guerre, de ses horreurs et de ses conséquences. Certains vont vous marquer, d'autres moins. Mais au bout du compte, les dessinateurs et les auteurs ne vous feront pas oublier ces 15 protagonistes qui seront peut être rentrés intact du front mais qui auront perdu une partie d'eux mêmes : la santé mentale.Planche 7.jpg

 

Vies tranchées est une œuvre forte à lire, à ne pas manquer qui mérite sa place dans les bibliothèques de nos écoles pour ne pas oublier les "horreurs", les dégâts causés lors de la Grande Guerre et par la guerre en elle-même.

 

Planche 03.jpgLa presse relate la sortie de ce nouveau BD dans le supplément de l’Avenir du vendredi 31 décembre 2010, Télé-deuzio, le magazine de loisirs et culture, page 14 : Les destins oubliés de 14.pdf

08:51 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Les cicatrices rouges 14-18

Les cicatrices rouges 14-18.jpg« Les Cicatrices rouges 14-18 »

 

Coup d’œil sur l’auteur

Professeure à l’université de Paris-Ouest-Nanterre et membre senior de l’Institut universitaire de France, Annette Becker est spécialiste des deux guerres mondiales et travaille au sein de l’Historial de la Grande Guerre et du Mémorial de la Shoah. Après un 14-18. Retrouver la guerre (avec Stéphane Audoin-Rouzeau, Gallimard), qui fait autorité, son dernier ouvrage s’intitule Apollinaire, une biographie de guerre, 1914-1918 (Tallandier, 2009).

 

Regard vers le livre

Du Pas-de-Calais à la Moselle, dans les campagnes de la Somme et de Belgique comme dans les usines des Ardennes, du Nord ou de Wallonie, des millions de gens ont vécu à l’heure allemande entre 1914 et 1918. Mais de cette « outre-guerre » derrière les tranchées, on ne parle pas plus qu’on ne s’en souvient.

 

C’est à ces invasions, à ces occupations et à leur cortège d’exactions, de déportations, de privations qu’Annette Becker consacre ce livre. Grâce aux multiples journaux intimes écrits pendant les faits et utilisés ici pour la première fois, aux dessins comme aux archives, elle rend perceptible ce que fut le quotidien d’une guerre totale.

 

u Annette Becker, « Les Cicatrices rouges », Fayard, 377 p., € 24,50

 

La presse en parle dans ses colonnes : L'Avenir J_2010.12.16_Les Cicatrices Rouges.pdf

08:49 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)

Un rien de fil à retordre

Un rien de fil à Retordre.jpgLe nouveau livre de Colette Cambier est en librairies depuis ce 28 octobre 2010.

 

« Un rien de fil à retordre »

nous replonge sur les traces du grand-père de l’auteur, le long de l’Yser et à Reanix.

 

Coup d’œil sur l’auteur

Colette Cambier est née à Gand en 1951 et a passé son enfance dans la région de Renaix. Psychothérapeute, elle vit aujourd’hui dans le Hainaut. Résultat d’une longue recherche, Un rien de fil à retordre est son second roman, qui est à la fois une saga familiale éminemment romanesque et un passionnant document historique. Son premier livre, Le jeudi à Ostende (Le Castor Astral, 2007), a reçu les honneurs de la presse régionale et nationale ; il a obtenu le prix Auguste Michot, décerné par l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique en 2009.

 

Regard vers le livre

1914. Renaix, petite ville de province prospère sur laquelle règnent les barons du textile. Parmi eux, la famille de Paul avec ses remous, ses silences et ses secrets. Délaissant le tissage, notre héros part la fleur au fusil sur le front de l’Yser, en compagnie de tous ces jeunes hommes que la guerre va précipiter dans l’âge adulte en les privant d’avenir. Un bien étrange compagnon lui est assigné : Zémyr, ange gardien nettement plus curieux que courageux, veillera sur lui pendant ces quatre années d’enfer.

Entre récit historique et fiction, Colette Cambier tisse avec brio les fils d’une série de destins. Âpre et tendre à la fois, dense, remarquablement documenté, Un rien de fil à retordre est un roman ambitieux, une fresque évoquant ces monumentales tapisseries d’antan qui ne cessent de nous fasciner.

 

u Colette Cambier, « Un rie de fil à retordre », Le Castor astral/L’Escale des Lettres, 266 p., € 20,00.

08:46 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)